..... Pour un séjour, assez inoubliable en République Dominicaine dans un ranch-écolodge d’élevage de chevaux d’allure destiné aux activités de plein air, raids, excursions, expéditions insolites. Safari photos, promenades équestres avec des chevaux de Paso.

 
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Nevroses

 

"Ni l'avidité ni l'abondance n'enrichissent" (Proverbe).

Parfois aussi, pour conjurer le sort qui semblait l'accabler, et afin de gommer ses origines modestes vis à vis des autres, la sotte minette se prenait pour une jolie fée,  une belle princesse ou une fabuleuse déesse. Elle se persuadait, qu'elle devait sans doute, avoir les pouvoirs surnaturels de la Déesse du Destin dans sa forme "unique", comme Moira, ou dans sa triple forme, comme les Moires (filles puissantes de Nyx, trois sœurs du nom de Klotho, Lachesis et Atropos). Ou bien ceux d'une princesse pour changer toutes les choses en ce qu'elle désirait ! La preuve, le baiser goulu à cette espèce d'amphibien baveux couvert de venin, avait de suite transformé ce dernier, en gueux très prétentieux tout à fait prêt à se croire né prince malgré sa dermatite encore visible ! Oublié les stéroïdes proches de la digitaline pour ralentir le rythme cardiaque, les alcaloïdes pour contracter les vaisseaux sanguins et agir sur les intestins; tous ces composés qui constituaient le mélange détonant de son venin. Terminé pour ce fantasmatique transformiste, ce cocktail étrange de défenses contre beaucoup de méchants prédateurs et notamment le pouvoir puissant, curieux et dangereux, d'accélérer la coagulation. Tout cela, grâce à des pouvoirs dits exceptionnelles de Déesse omnipotente qu'elle croyait incarner. Ce vicieux crapaud était devenu un humain sans aucun venin ! Le type, n'avait plus aucune défense, uniquement une grande dépendance vis à vis des charmes de la belle divinité féminine qu'elle s'était persuadée représenter. En tout cas, c'est que qu'elle pensait ! Elle en était d'ailleurs intimement convaincue.
Bufo devenu Homo sapiens ! Stupéfait, ahuri, pantois. Être humain, simple mortel, fils de Dieu, encore surpris, qu'après un baiser reçu, il ne lui restait plus que la peau et les os ainsi que les yeux pour pleurer ! Vraiment mauvaise astuce pour le gus !
Dans son délire incessant, la fille s'inventait volontiers de fameux récits, comme par exemple, l'histoire fantastique d'un vieux coupeur de bambou, qui un jour, la découvrit à l'intérieur d'un bambou (ça faisait plus exotique), qu'il venait de couper. Il la trouva si belle, qu'il décida de l'adopter. Et en effet, au fur et à mesure qu'elle grandissait, elle devint la plus belle femme de la région. Son père adoptif l'appela sa radieuse princesse des bambous, Kaguya la princesse (Naotake no Kaguya Hime).
"
Toute tiède encore
du linge annulé, tu fermes les yeux et tu bouges comme bouge un chant qui naît vaguement mais de partout. Odorante et savoureuse, tu dépasses sans te perdre les frontières de ton corps. Tu as enjambé le temps. Te voici femme nouvelle, révélée à l’infini." (Paul Eluard).
Souvent, elle se complaisait à révéler
à qui voulait bien l'entendre, qu'elle n'était pas humaine (ça excusait considérablement la déviation zoophilique dont on semblait vouloir la blâmer !). Mais descendante directe de la déesse "Chang'E" épouse de l'Archer Céleste Yi, habitante de l'astre Lunaire. Le quinze de chaque mois du calendrier de la lunaison, lorsque la nuit devenait très belle, que le disque du satellite naturel de la planète terre paraissait plus blanc et rond que jamais, cette phase du cycle lunaire, représenterait alors une occasion que choisirait une nuit, Chang'E, pour venir la reprendre au vieux coupeur de bambou qui jadis, l'avait si généreusement adopté !
D'autres fois, elle se disait aussi,
protégée par une fée marraine ou "marraine la bonne fée" qui aurait mis ses pouvoirs surnaturels à son profit exclusif, la considérant comme sa chère filleule. "Bonne fée" jouerait auprès d'elle, un rôle de protecteur et la comblerait de dons en organisant de grandioses fêtes à chaque fois qu'elle lui remettait des présents. C'est d'ailleurs à l'un de ces moments, que serait intervenue, la méchante Carabosse vexée de n'avoir pas été invitée aux sauteries données par la marraine à sa filleule. Et du coup, la vieille fée bossue "à trente six carats", se serait employée à perturber le cours de la fable et aurait lancé un terrible sortilège à l'ingénue au bambou. Heureusement, la mort consécutive à l'effet si malfaisant du sort qu'avait jeté la fée Carabosse, se serait commué par chance, en un profond sommeil léthargique d'au moins un siècle... Ce sera seulement le jour où un charmant prince l'embrassera avec tendresse et lui déclamera à la manière de Lamartine : "Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire, j’ai vu tous les soleils y venir se mirer, s’y jeter à mourir tous les désespérés.", qu'elle pourra se réveiller enfin délivrée !

Voilà ! On était à présent dans le déni ! C'était ainsi ! En inversant les faits sans scrupule, absolument pas respectueuse de la chronologie des phénomènes, de la succession des évènements et de leur réelle représentation dans les consciences. La môme souhaitait ainsi faire croire que c'était elle, qui se serait fait embrasser par un Prince Charmant. Uniquement pour la faire sortir d'un coma léthargique dû au sort d'une vieille fée embarrassée par un vice de conformation. L'inverse deviendrait de cette manière, affabulation et récit d'un fieffé menteur. Prétexte aussi pour, comme cela, justifier sa trop forte énergie sexuelle pulsionnelle et en même temps, calmer sa libido exacerbée. L'impétueuse naïve, la jeune gonzesse aux graminées arborescentes n'aurait pas embrasser à bouche que veux tu, le premier crapaud commun venu pour se le transformer en Prince Charmant ! C’était tout le contraire en fait, qui serait arrivé ! Du moins, c'est ce qu'elle tentait  maladroitement de faire croire maintenant à tous ceux qui écoutaient son verbiage...
Peut-être aussi, la fille avait-elle lu quelque part, que Liu Hai qui excellait jadis dans l'art du Tao, avait réussi à convaincre et transformer un mauvais génie qu'il avait croisé au cours de son périple, en gentil crapaud à trois pattes en utilisant sa connaissance du Tao et ainsi, en faire un symbole utilisé dans le Feng Shui pour symboliser la prospérité et l'argent. Aurait-elle voulu qu'on la compare au Maître du Tao, Liu Hai ? Qu'on la crût par conséquent; capable grâce à des pouvoirs surnaturels ou à une fabuleuse et excellente concentration, de transformer qui elle voulait, en ce qu'elle désirait. Même un sale amphibien très baveux ? A ce propos, il n'avait que trois pattes le batracien de Liu Hai, pour ne pas s'enfuir et emmener l'argent à l'extérieur du lieu où il se trouvait. Il arrivait parfois d'ailleurs, que l'on prononça le nom de l'Immortel échappé de la cour Céleste devant lui. De façon à lui faire peur, afin qu'il ouvrît la bouche et puisse ainsi cracher la thune. La minette aurait peut-être imaginé, avaler une fortune en embrassant son crapaud ? On ne sait jamais... le problème est qu'elle avait omis d'observer que le sien avait quant à  lui, toutes ses pattes !

Quelquefois, la "minaude désillusionnée" se vantait à qui voulait l'entendre, d'être la fille d'une lointaine reine fâchée, si fâchée, que personne n'aurait jamais été plus fâché qu'elle, de ne pas pouvoir avoir d'enfant ! Pourtant, un jour, cette reine devint grosse et accoucha d'une fille, la plus belle qu'on ait jamais vue ! À sa naissance, toutes les fées du royaume vinrent; mais toutes annoncèrent à la royale mère que le futur mari de sa fille aurait onze bouches ou que, si elle ne se mariait pas avant l'âge de vingt ans, elle deviendrait grenouille. Cette prédiction troubla énormément la reine...
La
"minaude désillusionnée" avait à peine quinze ans, qu'il se présenta un homme qui avait effectivement les onze bouches et vingt pieds de haut ! Mais elle le trouva si hideux, qu'elle n'en voulut jamais, trop dégoutée, très écœurée. Cependant l'âge fatal approchait, et la reine, qui aimait mieux voir sa fille mariée à un monstre, que devenir grenouille, résolut de la donner à l'homme aux onze bouches et qui mesurait plus de six mètres. Trouvant malgré tout, l'alternative assez fâcheuse, la reine se souvint d'une certaine fée qui avait été autrefois de ses amies pour lui demander si cette dernière ne pouvait pas empêcher ce mariage contre nature. La fée répondit qu'elle ne pouvait stopper le processus. Mais par contre, qu'elle était capable de changer la princesse en linotte, que la reine devra garder expressément dans sa chambre jour et nuit. Et cela bien que le petit passereau parlera sans cesse toutes les nuits et chantera tout les jours sans jamais s'arrêter. Suite à cet accord passé entre la reine et son ancienne amie la fée, La princesse fut aussitôt couverte d'un fin et très beau plumage brun et rouge, devint granivore et insatiable chanteuse. Pendant ce temps, toute la cour se mit en deuil de la fille de la reine, ne pouvant la trouver nulle part. Mais, toutes les nuits la jolie linotte mélodieuse s'entretenait avec sa mère, chantait et parlait de choses et d'autres sans jamais s'arrêter. Après quelques mois, lassé d'attendre la princesse pour l'épouser, le monstre aux onze bouches et vingt pieds de haut, annonça à la cour, que si dans une semaine, la reine mère, ne lui donnait pas sa fille, il mangerait tout le monde. Assez normal, puisqu'avec ses onze bouches c'était en fait, un ogre ! Très inquiète pour son sort et celui de sa cour, la reine envoya quérir la fée, qui rendit à la princesse sa forme initiale. Presque en même temps, arriva un prince qui, outre sa bouche naturelle, en avait une au bout de chaque doigt de la main. La reine aurait bien préférer donner sa fille à ce prince "Bouches aux doigts" plutôt qu'à l'ogre gigantesque, mais elle craignait beaucoup le monstre. Sachant cela, et étant devenu très amoureux de la jeune princesse exigeante (l'ancienne linotte), le prince résolut de se battre contre ce rival si effroyable, cet ogre géant aux onze bouches effrayantes. Tout le peuple faisait des vœux en tremblant de peur et de très grande crainte, pour que le prince puisse arriver à vaincre le géant lors d'un combat dans l'arène réservée à ce terrible et singulier duel. Bien entendu, malgré la massue énorme que portait l'ogre aux onze bouches, et la petite épée du prince, "Bouches aux doigts", ce dernier remporta le combat en coupant net le jarret du monstre et put ainsi, lui ôter la vie. Comme quoi, souvent et à raison, circulait depuis, le fameux dicton diffusé par les gens du monde terrestre : "él vale más ser ataviado mucho de una pequeña espada nerviosa que de una porra gruesa a menudo blandengue y sin energía" (il vaut beaucoup mieux être attribué d'une nerveuse petite épée que d'une grosse massue souvent mollassonne et sans énergie). Bref, en conclusion, la donzelle se fit épouser par "bouches aux doigts". Pourtant, l'ancienne linotte n'oublia jamais qu'elle faillit être transformée en moche grenouille, si le prince n'avait été victorieux au combat. Peut-être était-ce cette mémoire secrète, qui fut entre autre, la vraie raison pour laquelle cette bavarde écervelée ancienne linotte, redevenue princesse, n'en avait pas moins conservé beaucoup d'attirance pour les amphibiens anoures et conséquemment la très plausible motivation de ses baisers crapuleux aux crapauds baveux rencontrés dans la vase. Le comportement zoophilique dont elle a toujours fait preuve étant ainsi, du moins le croyait-elle, largement explicable et excusable, aux yeux du monde des humains...

Mais, elle était princesse après tout, libre d'agir comme elle l'entendait ! Certes, une pauvre cendrillon fascinée par "Kill Bill" (qu’elle avait vu plus de 500 fois), qui avait un sérieux penchant pour les arts martiaux et la pratique du Kung Fu, mais princesse tout de même ! En conséquence, on lui devait respect ! Elle avait le droit de faire pâlir d'envie et de jalousie avec sa garde robe exceptionnelle, les plus blasées des jeunes pucelles. D'embrasser à bouche que veux tu, qui elle voulait ! Quant à l'idiot du moment, transformé par une simple démonstration d'affection, en "Prince Charmant", il n'avait qu'à bien se tenir et éviter de frimer avec sa pitoyable érection dès qu'on le serrait dans les bras. S'abstenir aussi de parader sur les grands boulevards avec sa douze cylindres bi-turbo lorsqu'il s'octroyait le titre de Prince Charmant ! Il devrait plutôt s'inspirer de Pablo Néruda que d'un élégant, riche et oisif play-boy et s'empresser de lui déclamer platoniquement avec amour, tendresse et passion quelques déclaration du genre :
"
De tes hanches à tes pieds je veux faire un long voyage. Moi, plus petit qu’un insecte Je vais parmi ces collines, elles sont couleur d’avoine avec des traces légères que je suis seul à connaître, des centimètres roussis, de blafardes perspectives. Là se dresse une montagne. Jamais je n’en sortirai. Ô quelle mousse géante! Et un cratère, une rose de feu mouillé de rosée! par tes jambes je descends en filant en spirale ou dormant dans le voyage et j’arrive à tes genoux, à leur ronde dureté pareille aux âpres sommets d’un continent de clarté. Puis je glisse vers tes pieds et vers les huit ouvertures de tes doigts, fuseaux pointus, tes doigts lents, péninsulaires, et je tombe de leur haut dans le vide du drap blanc où je cherche,insecte aveugle et affamé ton contour de brûlante poterie !
A présent, totalement emporté,
enthousiasmé, excité, irréfléchi, emballé par son verbiage, Six se mit à vitupérer devant l'assistance, maintenant très colère semblerait-il, contre lui même. Il dit un peu aviné :
"Véritablement, foutu Prince Charmant, que j'étais devenu ! Je n'avais qu'à bien me tenir après tout ! Je ne pouvais savoir, qui était réellement cette femelle. Si, elle n'était pas, par exemple, une des filles de la grande reine "Neferata de Lahmia" qui sortit vainqueur d'une terrible guerre contre Nagash, le Grand Nécromancien qui avait écrit un livre sur la manière d'obtenir la vie éternelle. Cette reine qui grâce à un élixir, donné par un démon dont on n'ose plus prononcer le nom, devint la première vampire de l'Histoire. Mais, ce faisant, se condamna à se cacher du soleil et à boire du sang humain pour survivre. Rappelons que le vampire est une créature chimérique non-morte et non-vivante qui, suivant de nombreux folklores ancestraux et superstitions populaires, sort du tombeau pour sucer le sang des vivants afin d'en tirer la force vitale. Donc peut-être, Serait-ce vraiment une fille de 'Neferata la vampireet par conséquent une princesse. Sans doute une obsédée prête à sucer autre chose que des glaces sucrées et aromatisées de pâtissier. Ou bien, si ce ne serait tout simplement pas, une gourgandine passionnée et un peu chaude, disposée à prêter attention à quelques vers de Guillaume Apollinaire que je lui réciterai suavement, assez impudiquement, et très secrètement, mais avec plaisir dans le creux de l'oreille :
'Ma queue éclatait sous tes lèvres comme une prune de Juillet. La plume au vent qu’on taille en rêve, n’est pas plus folle je le sais que la volage aux amours brèves...'
Ou bien, une naïve ingénue
dans l'attente impatiente qu'on lui déclame tendrement du Georges Bataille :
'Je mets mon vit contre ta joue, le bout frôle ton oreille. Lèche mes bourses lentement, ta langue est douce comme l’eau, ta langue est crue comme une bouchère, elle est rouge comme un gigot, sa pointe est un coucou criant, mon vit sanglote de salive. Ton derrière est ma déesse, il s’ouvre comme ta bouche. Je l’adore comme le ciel. Je le vénère comme un feu. Je bois dans ta déchirure, j’étale tes jambes nues, je les ouvre comme un livre où je lis ce qui me tue.'
Plus les boissons appéritives supposées ouvrir l'appétit avant déjeuner, se multipliaient, plus Six devenait prolixe et salace. L'alcool aidant, le narrateur se laissait aller dans les déclamations grivoises et retardait l'heure de manger au grand contentement de son auditoire qui semblait ravi de l'écouter déblatérer. Notamment, ces quelques vers qui semblaient revenir à son esprit :
"Il me souvient de Félicie que je connu le jour de Pâques et dont la moniche roussie s’ouvrait en coquille Saint-Jacques de septembre à la fin Avril. Il me souvient de la Dona qui faisait l’amour en cadence et dont la figue distilla un alcool d’une violence ! Mais je ne vous dis que cela ! "

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