..... Pour un séjour, assez inoubliable en République Dominicaine dans un ranch-écolodge d’élevage de chevaux d’allure destiné aux activités de plein air, raids, excursions, expéditions insolites. Safari photos, promenades équestres avec des chevaux de Paso.

 
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Conteur


Décidément Six, avec son imagination fertile et débridée, ne cessait d'émerveiller, d'ébahir, d'intriguer, de surprendre, d'interroger, de captiver et de passionner chacun des occupants de ce ranch si insolite. À un point tel d'ailleurs, qu'aussitôt après le déjeuner, tous s'empressèrent de lui demander de raconter encore d'autres histoires étranges et fabuleuses concernant sa vie passée intrépide, ses aventures hardies et son actuelle existence. Ou bien alors, de narrer une fable, un conte, une légende, qui soit sortie de sa phénoménale mémoire. Bien rassasié à présent, par les nombreuses spécialités qu'il avait prit la peine de choisir avec soins parmi les "tapas" ibériques tout en saveurs et en surprises. Ensuite, qu'il avait goûté avec énormément de plaisir, d'émotion et beaucoup de conscience professionnelle, comme un honnête critique gastronomique très consciencieux. Uniques spécialités inscrites sur la carte, telles les mémorables et très fameuses brochettes de cochon de lait aromatisé aux ananas sucrés du Chef. Les olives vertes aux amandes douces. Les acras de morue aux patates douces, les brochettes d'emmental à la japonaise saupoudrées de sucre en poudre et légèrement pimentées. Et les tartines de calamars sautées à la compote de chorizo et tapenade. A présent, notre conteur affabulateur légèrement éméché comme à son habitude, bien rassasié comme souvent, s'empressa de déclamer pour ses auditeurs attentifs, quelques vers assez osés à propos d'une jolie femme. Versification traditionnelle, qu'il disait être vraiment nécessaire et bonne pour la digestion :
"
Je croyais voir unis par un nouveau dessin les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe, tant sa taille faisait ressortir son bassin. Sur ce teint fauve et brun, le fard était superbe ! Et la lampe s'étant résignée à mourir, comme le foyer seul illuminait la chambre, chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir, Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre ! La femme cependant, de sa bouche de fraise, en se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise et pétrissant ses seins sur le fer de son busc, laissait couler ces mots tout imprégnés de musc : Moi, j'ai la lèvre humide et je sais la science de perdre au fond d'un lit l'antique conscience. Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants et fais rire les vieux du rire des enfants. Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles, la lune, le soleil, le ciel et les étoiles ! Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés, lorsque j'étouffe un homme en mes bras redoutés, ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste, timide et libertine, et fragile et robuste. Que sur ces matelas qui se pâment d'émoi, Les anges impuissants se damneraient pour moi !"
Comme soulagé d'une lourde remembrance après ces quelques vers si bien déclamés, Six semblait maintenant reprendre ses esprits et décida soudain de conter l'histoire de la princesse Oihane, qu'il aurait soit-disant bien connu auparavant :
"Oihane,
était une jeune fille extrêmement curieuse des choses de la vie mais surtout très têtue ! Malgré l'interdiction formelle de ses nobles parents d'aller se promener toute seule dans la forêt magique aux nombreux pouvoirs d'enchantement, elle s'y rendit malgré tout, très confiante et absolument convaincue de son infaillible sens de l'orientation, qu'elle affirmait considérable à qui voulait l'entendre. Lorsqu'à un moment donné, sur le petit sentier forestier surnaturel où elle s'était engagée, elle croisa une très vieille femme toute fripée et bossue qui lui demanda d'avoir la gentillesse de bien vouloir l'aider en la guidant durant quelques lieues afin qu'elle puisse retrouver son chemin pour rejoindre sa demeure, car elle se sentait littéralement perdue. Elle souhaitait que Oihane  lui permette ainsi de retrouver un endroit qui lui soit assez familier pour qu'elle puisse à nouveau s'orienter et rentrer dès que possible dans son foyer. Malheureusement, la princesse n'était pas que curieuse et têtue, mais était aussi impudente, froide et cynique, sans aucun sens des responsabilités ni un quelconque sentiment de pitié, de compassion ou de commisération. Elle rétorqua froidement, à la vieille bossue défraîchie qu'elle avait mieux à faire qu'à perdre son temps en l'accompagnant un bout de chemin pour l'aider à retrouver le sien. Surprise et très dépitée, par cette attitude sans miséricorde, la vieille prononça alors, une formule d'envoûtement que seules les maléfiques sorcières peuvent connaître. Instantanément, la méprisante et insensible Oihane fut transformée en hideuse Rana clamitans melanota (grenouille verte d'Amérique du Nord). La hideuse femme âgée qui s'avérait en fait, être une ignoble sorcière, s'en alla très vite, à la recherche de sa route et de sa demeure en abandonnant la petite grenouille verte au milieu de la forêt magique sur ce sentier si désert. Oihane ne se rendait pas vraiment compte de ce qu'il lui était arrivé ni de ce qu'elle était devenue. Bien sûr, elle avait maintenant une toute autre perspective des éléments environnants, puisque sans toujours s'en douter elle se trouvait à présent au ras du sol. Que s'était-il donc passé après l'entretien avec la vieille femme et les curieuses paroles de cette dernière ?
Question à laquelle,
elle fut incapable de répondre. Lorsqu'elle rencontra malencontreusement un très méchant loup étique qui la guettait derrière un buisson et qui lui dit : 'ça faisait très longtemps que je n'avais pas dégusté de cuisses de grenouille, alors que j'adore tellement ça ! Je m'en pourlèche par avance les babines ! ' Oihane effrayée, prise de panique fut tellement angoissée qu'elle sauta tel un ressort à matelas pour arriver en trois bonds au bord d'une petite rivière. Elle s'y arrêta pour souffler et se rafraîchir. Mais lorsqu'elle se vit dans le reflet de l'eau, en se penchant pour boire, le miroir occasionné par le reflet lui restitua l'image d'une affreuse petite grenouille toute verte. Elle ne put se reconnaître en la jolie princesse qu'elle était encore quelques heures à peine... Horreur ! Toutefois, elle n'eut guère le temps de s’apitoyer sur son sort et de se lamenter. En effet, un orage terrible, énorme, furieux, éclata et la jeta dans l'eau de la rivière devenue tumultueuse. Poussée par le violent courant, elle arriva suffocante dans l'océan. Toute étourdie, oppressée, en grande difficulté et au bord de la noyade, elle vit un peu plus loin, fort heureusement, un immense navire ancré à l'embouchure de la rivière. C'était peut-être le salut ! Une chance d'être sauvée ! Elle essaya donc de nager tant bien que mal dans sa direction, malgré la furie des flots et les grandes vagues qui déferlaient. Elle ne cessait de nager en direction de la proue avec l'espoir de pouvoir s'agripper à la chaîne d'ancre amarrant le bateau et d'en gravir les maillons comme on le ferait avec les marches d'un escalier. Elle était harassée, vidée, éreintée, à bout de force. La chaîne était bien rouillée et très salée et par conséquent épouvantablement glissante. Elle ne put arriver à se hisser hors de l'eau ! Sans énergie, elle se pensa perdue, quand soudain, un poisson apparut, surgissant des profondeurs. Nul ne put dire d'où exactement il était venu Tranquillement, avec beaucoup de calme, et de sérénité, il lui demanda si elle avait besoin d'aide et de quelle manière elle pensait qu'il pourrait lui être utile. Soulagée, elle lui expliqua tous ses problèmes du moment et remercia avec effusion ce messager aquatique des volontés divines, à grandes nageoires et totalement couvert d'écailles. Ce dernier, lui expliqua qu'il allait cracher une merveilleuse bague, qu'elle devra prendre afin que cela lui porte chance et ainsi qu'elle retrouve sa forme initiale. C'est à dire, celle de la belle princesse qu'elle avait toujours été précédemment. Naturellement, lorsqu'elle prit la bague pour se la mettre au doigt, la transformation s'effectua aussitôt et elle redevint Oihane la jolie princesse. Éperdue de reconnaissance, sans réfléchir, elle embrassa à pleine bouche l'ange écailleux qui se transforma à son tour, en sémillant, superbe et élégant jeune homme. Bien sûr et selon les préceptes d'un conte à dormir debout, ils tombèrent follement amoureux l'un de l'autre, nagèrent main dans la main et furent sauvés et emmenés sur la terre ferme par les matelots du grand navire."
Tous les auditeurs médusés,
en étaient encore à se demander si, comme à son habitude, Six n'allait pas encore une fois, laisser entendre que le poisson sauveur, ange-messager divin et écailleux, devenu après le chaud baiser, un beau jeune homme, ne fut autre que lui même. Pourtant à leur stupéfaction, il décida de conclure sa fable par une assez banale leçon de morale, qu'il annonça pompeusement, à la grande surprise de tout le monde et de la manière suivante :
"
Il y a deux morales en fait, à cette histoire d'après Laura, Maria José y Cathy. La première, c'est qu'il faut toujours aider son prochain dans l'embarras. La seconde, c'est qu'il faut toujours garder les yeux grands ouverts, parce que l'on ne sait véritablement jamais où et quand apparaîtra notre âme sœur."
(Hay dos morales en realidad, a esta historia según Laura, Maria José y Cathy. La primera, es que es necesario ayudar siempre a su próximo en el desconcierto. El segundo, es que es necesario guardar siempre los grandes ojos abiertos, porque se sabe verdaderamente nunca dónde y cuando aparecerá nuestra alma gemela.)
Hormis l'histoire, qui n'était pas sans intérêt, la conclusion ne semblait pas vraiment convaincante et l'auditoire amusé prit plaisir à titiller l'esprit du conteur afin qu'il réitère ses divagations farfelues. Ce qu'il fit d'ailleurs en racontant une de ses dernières aventures scabreuses avec une conquête superbement belle, disait-il et qu'il aurait aimé, à ce qu'il paraîtrait, un soir de ripaille à Nouakchott en Mauritanie. Il prit son temps, allongea ses longues jambes sous la table couverte de verres à digestif et entama sans réelle lassitude, selon une habitude qui devenait presque un rite sacré au fil des journées, ces quelques vers de Charles Baudelaire :
"La très-chère était nue et connaissant mon cœur, elle n'avait gardé que ses bijoux sonores, dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures, quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur, ce monde rayonnant de métal et de pierre me ravit en extase et j'aime à la fureur les choses où le son se mêle à la lumière."

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