..... Pour un séjour, assez inoubliable en République Dominicaine dans un ranch-écolodge d’élevage de chevaux d’allure destiné aux activités de plein air, raids, excursions, expéditions insolites. Safari photos, promenades équestres avec des chevaux de Paso.

 
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Confusions


Le sage découvre le monde sans franchir sa porte ; il voit sans regarder et accomplit sans agir" (Lao Tsé).

"En ce qui me concernait, devenu sans véritablement le souhaiter, prince improbable. Compte tenu, de la progression assez insensée de la fable. De l'attitude de la niaise affolée. De ce qu'elle croyait fermement être. De la considération qu'elle semblait avoir à mon égard. De l'obsession maladive à toujours se croire ce qu'elle n'était pas. De penser que j'aurais pu tenter de la tromper, en cherchant une relation sexuelle avec elle sans demander son consentement. Tout cela, uniquement à cause d'une incontrôlable et maudite érection, suite à son baiser licencieux ! De pressentir que je lui aurais volontairement cassé le poignet et fracturé le bras pour la punir de m'avoir embrassé. J'étais indisposé, irrité et très agacé par cette ingénue  complètement affolée. En conséquence, plutôt que de continuer à m'énerver, je cherchais à présent avec beaucoup d'ardeur, quelqu'un qui puisse me transformer à nouveau en simple crapaud baveur !"
Expliquait Six,
sérieux, reprit par son histoire apéritive extravagante. Toujours perdu dans ses réflexions bizarres, il contait à voix haute ce qui lui passait par la tête :
"D'autant que quand j'étais Bufo Viridis, j'adorais, chose très curieuse, lire et écrire, surtout lire ! Étonnant pour un crapaud, n'est ce pas ? Mais c'était ainsi ! J'étais passionné et j'aimais particulièrement ne pas me faire la lecture uniquement pour moi même, en solitaire. Mais aussi pour les autres êtres vivants de l'étang ! Bien que j'affectionnais tout autant écrire, malgré les difficultés humides auxquelles j'étais confronté assez constamment dans mon milieu. En fait j'appréciais ces deux exercices pareillement ! Je pouvais passer des heures, voir des après-midi entières, le nez dans les livres. Bien entendu, c'était lorsque je n'attrapais pas une grenouille appétissante aux cuisses dodues ou une jeune crapaude alléchante au postérieure bien fessu, pour faire la fête et leur faire la leur. Malheureusement, pour freiner l'euphorie de se sentir si décontracté, reposé, détendu, proche de ces mares assez nauséeuses, habitaient aussi hélas, beaucoup de vilaines sorcières très malfaisantes. Je devais donc, me méfier de quiconque se disant capable de me réintégrer en amphibien anoure. Tout particulièrement en Bufo au goût prononcé pour les choses de l'esprit, plumitif et lecteur ! "
Six affirmait ce qu'il racontait, toujours avec beaucoup de faconde, un grand pouvoir de persuasion et une excessive assurance. Il voulait que son public acquis à ses affabulations débordantes, soit persuadé qu'encore une fois, une autre mésaventure lui serait arrivée autrefois, alors qu'il vivait auprès des mares et des étangs, avec l'apparence d'un crapaud couvert de tubérosités venimeuses, adorant lire. Son auditoire bien en main, parfaitement à l'écoute du moindre mot qu'il prononçait, il commença ainsi :
"
Il fut une fois, où j'eus une aventure vraiment incroyable, assez iréelle, presque inénarrable. Il y a déjà bien longtemps de cela, lors de mon état précédent, c'est à dire, bien avant le fameux baiser de la jeune goulue, une très, très méprisable sorcière m'avait utilisé comme chapeau en me mettant sur sa tête pendant qu'elle fabriquait ses médicamenteuses préparations liquides et me faisait souvent cracher dans sa cuillère quand elle avait besoin de bave de crapaud pour terminer sa potion magique. J'en avais tellement bavé, de cette déplorable situation, qu'un jour, épuisé, fatigué, exténué, je m'évadais en sautant par la fenêtre et me perdis dans la mare aux grenouilles. Mais la très vilaine vieille, prépara un piège diabolique pour tenter de me récupérer. Dans une caisse, elle mit quelques livres ! Naturellement, crapaud lecteur passionné, je me fis de suite, attraper car il n'y en avait pas deux comme moi pour aimer autant la lecture ! Parfois même, j'aimais beaucoup plus lire et écrire, que patauger autour des jolies crapaudes aux cuisses tant affriolantes...
A la suite de ma fugue, la méprisable vieille, ne se contenta pas de me poser sur le dessus de son crâne comme un vulgaire couvre-chef, mais m'attacha solidement avec une jugulaire ! Un peu colère, assez fulminant, je lui dis malgré tout, par rouerie et mine de rien, pour la tromper, que je pourrais certainement lui être très utile, à condition de me détacher. En effet, si elle continuait comme en ce moment, à ne pas faire très attention à son travail de sorcière, je lui assurais qu'un beau jour, elle pourrait certainement avoir de sérieux ennuis. Effectivement, à peine mon petit sermon en forme d'avertissement finit, que l'on frappa à la porte. Un de ses clients très en colère, venait lui expliquer que la fameuse potion qu'elle lui avait fabriqué, censée normalement faire dormir une princesse, empêchait en fait, littéralement cette dernière de dormir. Jamais elle n'avait été aussi en forme, aussi énervée, aussi surexcitée ! Tous les soirs, on ne voyait qu'elle dans les boîtes de nuit branchées de la ville à gesticuler, à danser et à s'envoyer en l'air. Très agressif, jaloux et colérique, le gazier envoya un coup de poing au visage de la maléfique vieille femme ! Désespérée, la vilaine se demanda bien ce qu'elle allait devenir avec ses lèvres éclatées et son nez cassé. Alors, assez content de moi et que mon avertissement se réalise, jubilant vivement intérieurement, je décidais tout de même de l'aider en lui offrant mes services. Comme celui de lui lire les étranges recettes des potions magiques pendant qu'elle suivrait précisément ce que je lui dicterai. la vieille hideuse, aux influences surnaturels accepta naturellement, sans se douter de mon stratagème. Cette nouvelle collaboration élaborée grâce à ma roublardise et mon bluff, fonctionna parfaitement ! La sorcière, maintenant très appréciée pour ses horribles préparations, m'offrit en remerciements, une paire de lunettes pour que je puisse continuer à lire les recettes de ses potions magiques. En effet, ma vue baissait considérablement au fil des années. Devenu à présent un indispensable compagnon totalement dévoué à son service, elle ne pouvait plus se passer de moi ! Çà je ne l'avais pas prévu ! Sûrement pas ! Dans mon stratagème, qu'elle puisse devenir si attachée à ma présence, je ne l'avais pas envisagé, certes non...! "

Totalement pénétré par sa fabuleuse histoire, Six subjuguait littéralement l'assistance avec sa grande facilité d'érudition naturelle, son pouvoir d'invention et sa phénoménale mémoire des fables, des contes et des légendes. Il paraissait en effet, s'entendre parfaitement pour mélanger, mixer, combiner toutes les fictions et les fabulations du monde, afin d'aboutir à ce que l'on puisse croire que ce fussent ses propres aventures. Il arrivait même à donner à penser, que le dicton populaire assez connu : "femme à lunettes, femme à quéquettes", était en fait, libellé d'une autre manière dans certaines fables et histoires à dormir debout, de sa composition. Lui, disait ceci : "batracien à lunettes, anoure à minettes", "Bufo à lentilles, Bufo à filles" ou bien encore, "crapaud à lorgnon, batracien à croupions"...! Sans se troubler ni se démonter de voir les sourires amusés et un peu ironiques des buveurs d'apéritifs assis autour de lui. Il n'en continua pas moins à affirmer avec une insolente assurance :
"Ce que je vous raconte en ce moment, n'est pas sans véridicité ! Ce n'est absolument pas une histoire pour les incrédules, un exposé pour les sceptiques ! Ces allégations, viennent de vous être révélée dans ce récit à dormir debout que je viens de vous conter et auquel toutes les morveuses de la planète Terre croient et qui attendent de pied ferme, la bouche en cœur, les yeux égarés, le regard énamouré et l'air évaporé, le fameux Prince Charmant engoncé quelques instants auparavant, dans la peau nue à température variable d'un Bufo Viridis. Ces affirmations, disais-je, sont totalement véridiques. La preuve, dès le baiser que la zoophile bisexuelle m'avait donné, je me suis aussitôt transformé en prince, fils de roi, propriétaire d'un beau destrier blanc et d'une Bentley bi-turbo de douze cylindres. Je me suis mis à draguer les minettes qui passaient au large et à leur faire croire toutes les religiosités vers lesquelles inclinait Théophile Gautier et qu'il se complaisait à déclamer :
Dieu fit le con, ogive énorme, pour les chrétiens, et le cul, plein-cintre difforme, pour les païens. Pour les sétons et les cautères, il fit le poix, et pour les pines solitaires il fit les doigts. Nombril, je t’aime, astre du ventre, œil blanc dans le marbre sculpté, et que l’amour a mis au centre du sanctuaire où seul il entre, comme un cachet de volupté. Que les chiens sont heureux ! Dans leur humeur badine, ils se sucent la pine, ils s’enculent entre eux ! Que les chiens sont heureux ! '.

A chacune de mes conquêtes, je disais les emmener loin de toutes les sordides réalités de la vraie vie. En fait, c'était pour mieux les sauter en provoquant leurs envies. Au sujet de réalités de l'existence, en ce qui concernait le dicton sur les femmes à lunettes, d'autres légendaires personnages comme certaines hideuses sorcières très mauvaises langues ou affreuses fées encombrées par un vice de conformation, affirmaient quant à elles, que l'on disait plutôt dans les contes  douteux et un peu crapuleux : "crapaud à lorgnon, crapaud à gros nichons" ! Ou encore : "crapaud à binocles, crapaud prompt à mettre en cloque" ! Mais peu importe d'ailleurs, malgré ce que l'on pouvait raconter, le crapaud restait un symbole de luxure chez les grecs et on l’appelait le 'Prince Crapaud'. En Chine, on le considérait comme la divinité de la lune. Dans d'autres régions du monde plus occidentales, on estimait, qu'avec ses deux minuscules cornes sur le front, il représenterait l'une des formes du démon. Les sorcières baptiseraient paraît-il, leurs crapauds et prendrait un soin infini à les habiller de velours, noir comme la nuit. Elles leur mettraient aussi des sonnettes aux pattes pour les obliger à danser. La pierre qui dit-on, existerait dans la tête des crapauds, serait en fait, un talisman fabuleusement rare et très précieux pour obtenir le bonheur sur terre. Cette symbolique autour du crapaud, serait peut-être une des raisons qui rendrait possible à n'importe qu'elle niaiseuse à la tête un peu creuse, sur un simple baiser donné au laid batracien, de le transformer en joli benêt Prince Charmant. Certainement aussi, serait-ce la raison, du fort engouement des jeunes donzelles pour le dragueur princier."
Je peux affirmer,  continua Six toujours inspiré par ce qu'il racontait :
"Que malgré, le mixage ahurissant de contes,
de fables, légendes et histoires à bailler bouche grande ouverte. Toutes, je dis bien toutes, timides et naïves, confiantes et crédules, pucelles et ingénues ou bien perverses et vicieuses, prétentieuses et ridicules et bien toutes, sans exception, les yeux pudiquement baissés... N'attendent en fait, que moi. Moi seul ! "
Très sûr de lui le fabuleux narrateur, pour ne pas dire le fieffé menteur !
Rien ne semblait plus l'arrêter. Il était lancé, paraissait animer d'un souffle divin, ou plutôt magique, mythique, imaginaire. Et il continuait prit par l'inspiration ou peut-être par l'alcool :

"Compte tenu de ce que je suis en train de vous expliquer à présent, vous devez comprendre que j'étais, en ces temps lointains, en droit de me méfier ! Après moultes réflexions, sérieuses études introspectives, multiples interrogations suite à la très fâcheuse mésaventure qui m'était tombée dessus, je ne tenais pas tellement à me retrouver de nouveau transformé en batracien qui adorait lire ! Surtout pour me découvrir lecteur assidu, avec une mauvaise vue et de piteuses lunettes, sur la tête d'une vieille hideuse incapable de réaliser ses potions magiques toute seule ! Même redevenue sympathique et agréable à vivre, cette sorcière âgée ne m'inspirait plus du tout. Et être de nouveau perché sur sa tête, même non ficelé, à lui déchiffrer ses remèdes, me rappelait trop de mauvais souvenirs pour que je me sente vraiment à l'aise ! la situation ne me souriait plus guère ! Cela m'obligeait à présent, à beaucoup plus d'attention et à une observation très soutenue, pour choisir une bonne magicienne pratiquant une magie de caractère traditionnel non dangereuse. Puis, en y réfléchissant bien, plutôt que de se retrouver au bord d'un étang boueux à croasser bêtement. Passer l'hiver au fond d'un terrier emprunté à quelqu'un d'autre ou sous un tas de fumier, un vieux fagot de bois, ou dans une grange délabrée. Il était à coup sûr, préférable de rester riche prince et d'épouser une véritable princesse. Et dans ce cas : Terminé de sécréter par la peau un liquide à l'odeur désagréable pour me défendre. Fini de me nourrir de fourmis, d'insectes, d'animaux bizarres et d'invertébrés. Oublié la lecture et les lunettes, perché sur une vieille tête. En plus, le fait d'être marié à une fille de souverain, rouler en belle et luxueuse berline sur les boulevards à frimer devant de nombreuses naïves ingénues, me convenait nettement mieux ! Bien entendu et cela va de soi, à partir du moment où l'autre allumée, la donneuse de baisers douteux, la zoophile bisexuelle désaxée, anormale, couverte d’herpès ou d'acné, ne se prenne plus pour une déesse douée ou une princesse aux multiples pouvoirs. De plus, il faudrait bien sûr, qu'elle cesse de vouloir me fréquenter et admette de définitivement me lâcher.."
la petite assemblée de consommateurs de plus en plus importante, s'amassait autour de notre insolite mémorialiste qui se faisait appelé Six. Les commandes passées à chaque instant au serveur, s'alignaient sur la table au fur et à mesure des arrivées en provenance du bar. Du coup, l’apéritif de cette fin de matinée, s'éternisait durablement et tous les auditeurs attentifs, écoutaient bouche bée, la suite de la narration fantasmatique. Sans se démonter le moins du monde, Six semblait au contraire, prendre beaucoup de plaisir à relater ce qu'il lui serait arrivé, enfin, c'est ce qu'il disait, en parlant d'un tout autre temps, très éloigné de cet instant :
"Je m'obligeais donc, suite à la décision de ne pas redevenir crapaud, à trouver une vraie princesse. Je fis donc, le tour du monde pour en trouver une, une véritable ! À la vérité, elles ne manquaient pas, mais je ne pouvais être sûr que c'étaient de vraies filles de souverains, de vraies princesse de conte de fée. Dépité de ne pas être certain d'en trouver une, je finis par rentrer assez penaud, un peu vexé, tourmenté par l'incertitude de ne jamais trouver, chez mes vieux parents. Puis un soir, alors que survint un temps abominable avec de nombreux éclairs, un fort tonnerre qui grondait sans cesse, une pluie bruyante qui tombait à torrents, un vent qui soufflait effroyablement. On entendit frapper à la porte de la splendide et royale demeure familiale ou de la rue Royale à Paris. Je ne sais plus très bien à ce propos, où habitaient en ces temps là mes parents ! On s'empressa d'aller ouvrir pour faire taire ce nocturne et intempestif vacarme. C'était une princesse d'après ce qu'elle disait ! Mais damned ! Sacrebleu ! Fichtre ! Nom de Zeus ! Sapristi ! Nom de nom ! Nom d'une pipe ! Nom d'un pauvre chien ! Nom de Dieu ! Comme l'orage et la pluie l'avaient sacrément arrangée ! L'eau ruisselait de ses cheveux et de ses atours, entrait dans ses souliers par la pointe et sortait par les talons. Une catastrophe, une véritable horreur ! Elle se présenta malgré tout, comme l'héritière d'une souveraine de conte de fées, une princesse ! Ma mère aussitôt, pensa qu'elle ne tarderait pas à le savoir en préparant un petit stratagème de sa composition. Elle entra discrètement dans la chambre préparée pour celle qui se disait véritable princesse bien que détrempée. Elle ôta toute la literie de la couche destinée à la jeune imbibée d'eau et mit un petit pois au fond du lit. Ensuite, elle prit vingt matelas, qu'elle étendit sur le petit pois et encore vingt édredons qu'elle entassa par-dessus les matelas. Le lendemain, on demanda à la fille bien minaudière comment elle avait dormi. Elle répondit que c'était à peine si elle avait pu fermer les yeux de toute la nuit. Elle n'avait jamais dormi aussi mal ! Dieu sait ce qu'il y avait dans le lit ! C'était quelque chose de dur qui lui avait rendu la peau aussi violette qu'un "passiflora edulis" (fruit de la passion), ou une quetsche. En fait, un véritable supplice ! À cette réponse, ma mère reconnut que c'était une véritable princesse, puisqu'elle avait senti un petit pois à travers vingt matelas et vingt édredons. Quelle femme, sinon une fille de reine, pouvait avoir la peau aussi délicate ? À présent, j'étais moi même convaincu que c'était une princesse véritable. Je la pris donc pour épouse et on appela désormais ma dulcinée la Princesse au petit Pois. Quant au pois, il fut placé dans un musée, où il doit être encore, à moins qu'un amateur ne l'ait enlevé. Quant à ma première nuit de noce, je ne vous dis que cela : Merveilleux, Fabuleux, Extraordinaire ! "
De nouveau, Six affabulait, les yeux dans le vague et alcool aidant, se laissait aller à d'autres confidences indiscrètes et plus scabreuses. Comme à son habitude se mit à déclamer un peu pâteux, quelques vers  licencieux tirés cette fois-ci, des "Fleurs du Mal" (les bijoux), de Charles Baudelaire :
"Elle était donc couchée et se laissait aimer et du haut du divan elle souriait d'aise. A mon amour profond et doux comme la mer, qui vers elle montait comme vers sa falaise. Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté, d'un air vague et rêveur elle essayait des poses et la candeur unie à la lubricité donnait un charme neuf à ses métamorphoses; et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins, polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne, passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ; et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne, s'avançaient, plus câlins que les Anges du mal, pour troubler le repos où mon âme était mise et pour la déranger du rocher de cristal où, calme et solitaire, elle s'était assise..."
Puis, semblant se ressaisir  ou à présent tenaillé par la faim, voire par excès de boisson, ou encore par un simple tarissement de son délire imaginatif, Six décida de stopper ses élucubrations. Malgré tout, on se doit de faire remarquer, que cette fable
exprimée en termes éloquents par cet orateur si disert peut permettre de conclure qu'un prince, même charmant, n'attend pas obligatoirement la minette là où celle-ci l'attend. Il ne se meut pas au ralenti dès qu'il court vers elle, pour la prendre dans ses bras. Les violons ne se mettent pas en action, la foudre ne tombe pas autour de lui, il n'affronte pas de dragons, ni de mauvais génies pour la sauver. Il a une maman super prudente qui se méfie beaucoup des naïves pucelles qui cherchent à tout prix le fameux Prince Charmant. Lui même, cherche une vraie princesse, pas une boutonneuse capable d'embrasser un crapaud pour trouver derrière l'allure baveuse, un véritable prince ! Faut revenir un peu plus sur la terre ferme ! Oublier les fables !
A propos  de "terre ferme", une très vieille légende chinoise raconte qu'un jour un sot poisson écailleux demande à un ami crapaud vérruqueux de lui raconter la terre ferme. Il ne connaît que le milieu aquatique, et il voudrait savoir comment ça se passe au sec, là-haut. Le crapaud lui explique longuement la vie sur terre et dans les airs, les oiseaux, les sacs de riz, les charrettes et, à la fin, il demande au poisson de lui répéter ce qu'il vient de dire. Et le poisson de répondre : "Drôles de poissons, dans ton pays ! Si je comprends bien, il y a des poissons qui volent, les grains de poisson sont mis dans des sacs, et on les transporte sur des poissons qui sont montés sur quatre roues".

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