..... Pour un séjour, assez inoubliable en République Dominicaine dans un ranch-écolodge d’élevage de chevaux d’allure destiné aux activités de plein air, raids, excursions, expéditions insolites. Safari photos, promenades équestres avec des chevaux de Paso.

 
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Halte



Ne crains pas de t'avancer lentement,
crains seulement de t'arrêter" (Proverbe)

Dans le passé, les Indiens Tainos constituaient la plus ancienne civilisation de cette île des Grandes Antilles et l'appelaient "Quisqueya", qu'ils peuplaient pacifiquement en assez grand nombre. L'origine de ce peuple qui connaissait déjà le tabac et le cacao, pourrait s'apparenter aux Maya du Yucatán ou aux indiens du Guatemala. En effet, de très nombreux mots actuels ont d'ailleurs été empruntés au Taino. Par exemple le tabac vient de "tabacu". De même "anana" en Taino, veut dire ananas. Hamac (hamaca), iguane (iguana), et ainsi de suite... Chaque ralentissement, interruption d'allure, bref arrêt le long de la piste, permet au responsable de l'expédition de raconter au groupe d'étrangers intéressés un petit détail d'histoire. Il en profite pour commenter le paysage alentours, décrire un village aperçu en contrebas de la sente, énoncer quelques précisions sur le vocabulaire des indiens Tainos, relater une anecdote sur certains évènements passés et enfin tenter de faire connaître le mode de fonctionnement social d'une tribu indienne dont on connaît assez peu la manière de se comporter en société et qui semblait s'articuler autour de quatre groupes bien distincts. Le "Guare" ou "Cacique", chef suprême, sous ses ordres, les "Bohiques" assuraient le suivi des croyances religieuses. Les "Nitainos" quant à eux, désignaient les nobles alors que les "Naborias" seraient en ce qui les concerne, de simples villageois. En fait, de petites gens travaillant la terre et cultivant à longueur de journée les collines et les vallées environnantes comme notamment le tabac (tabacu), les caféiers, les cacaoyers et les goyaviers.
La petite colonne pénètre maintenant dans une vallée assez peu profonde où un ruisseau anonyme et tumultueux décrit de nombreuses sinuosités au travers de plantations de "batatas" (patates douces). Pendant ce temps, quelques cavaliers étrangers s'entrainaient tant bien que mal, à imiter les dominicains, pour apprendre les chants de ces vieux cow boys latins (Vaqueros), qui continuent de leur côté, à débiter d'une manière monotone des psaumes de plus en plus hardis. Par facétie ces derniers, leur enseignent quelques vers de poésie ancienne assez osés, certainement appris au fil du temps, par le fameux "bouche à oreille" couramment pratiqué dans une communauté rurale où l'on a coutume de se livrer à d'interminables palabres à la nuit tombée sous la chandelle, assis devant un verre de vieux rhum.
" ¡Yo te saludo, oh rajita bermeja,
- Que entre estos flancos vivamente fulguras, - ¡Yo te saludo, venturosa angostura, - Que contenta y feliz mi vida dejas! - Es por ti que ya más no me atormenta - El volante arquero que causó mis penas; - Sólo cuatro noches te he tenido apenas, - Y siento que mi fuerza es hoy más lenta. - ¡Ay, hoyito, hermoso hueco velloso, - Que con tu vello suavemente rizoso, - A las más rebeldes domas como anhelas: - Todo galán lozano, para honrarte, - Debería de hinojos adorarte, - Teniendo en mano, ardiente, su candela "
(Je te salue, ô fente vermeille - Qui entre ces flancs vivement reluit; - Je te salue, étroitesse heureuse, - Qui contente ma vie et la laisse heureuse ! - C'est par toi que déjà, ne me tourmente plus - L'arc mouvant qui causait mes peines; - T'ayant tenu seulement quatre nuits, - Je sens ma force en moi déjà plus lente. - Ô petit trou, trou mignard, trou velu, qui avec ton duvet délicatement bouclé – Aux passions les plus rebelles comme tu halètes - Tout galant vigoureux, pour t'honorer, - Devrait à genoux t'adorer, - Tenant en main, ardemment sa chandelle " ) 

Il est bientôt midi et la faim se fait maintenant sentir. Ce vif besoin de manger devient soudain sensible avec la contraction évidente des estomacs. Les entrailles des cavaliers commencent à être tenaillées assez sérieusement. Tous pensent au moment de s'arrêter pour pique-niquer tout près du bord de l'une de ces nombreuses petites cascades formées par le ruisseau qui court, toujours actif, énergique, agité en tous sens, tumultueux, désordonné. Les chants continuent, bien que la soif assèche les papilles. Il est grand temps à présent, de trouver une aire confortable de détente pour déjeuner, se relaxer, se rafraîchir et reposer son cheval. Et comme dit le proverbe : "qui veut voyager loin ménage sa monture" (a camino largo, paso corto). Avec la soif et les poèmes grivois énoncés toujours avec autant de conviction par les accompagnateurs, quelques vers de Pablo Neruda viennent tout à coup hanter les esprits des cavaliers de cette randonnée :
"Sed de ti me acosa
en las noches hambrientas. Trémula mano roja que hasta su vida se alza. Ebria de sed, loca sed, sed de selva en sequía. Sed de metal ardiendo, sed de raíces ávidas...."
(Soif de de toi me tracasse dans les nuits affamées. Main rouge tremblante qui jusqu'à sa vie se soulève. Ivre de soif, soif folle, soif de jungle en sécheresse. Soif de métal brûlant, soif de racines avides ......).
Puis, l'hommage aux femmes continue de plus belle à hanter les "vaqueros" :
"Tú eres en mi vida la fuerza, la inspiración, el valor, la alegría de estar aquí. Tú eres en mi vida, toda mi fe, mi ilusión, mi pasión. Como un torrente fluyendo hacia mí tu no puedes parar quiero empaparme de tí, sumergirme en tu mar. Tú eres en mi vida la fuerza, la inspiración, mi pasión, mi alegría de estar aquí. Tú eres en mi vida, toda mi fe, mi ilusión, mi pasión, la alegría de vivir junto a tí. Es que tú eres mi razón de vivir".
Tout à coup, un endroit propice apparaît par hasard !
Ut fata trahunt (Au gré du destin, du hasard). C'est juste, un petit espace enclavé entre les versants verdoyants et humides de la ravine, le ruisseau énervé et les rochers moussus qui affleurent paisibles, hors l'abondante végétation tropicale. Largement suffisant pour préparer le "barbacoa" (barbecue) ! Certains "Vaqueros" (vachers), s'activent déjà, en alignant la claie en bois pour griller la viande transportée par la mule de bât. Dans quelques instants, le "boucan" (lieu où se cuit la viande), sera tout à fait aménagé. D'autres, en profitent pour fouiner autour des goyaviers voisins à la recherche de "goyabas" (goyaves). Ceux qui surveillent avec attention le feu et la cuisson entament alors avec conviction, un autre poème à caractère licencieux, reprit par tous les autres unanimement...
les choses répétées, redemandées, plaisent toujours ! (Bis repetita placent) :
"¡Vamos! Yo quiero enhornar en tu horno hermoso;
Pues tengo con qué prender y ahogar la llama, Quiero acariciarte en lo más hondo del alma, Y quiero hacerte morir con un buen trozo. Chiquita, creemos un nuevo pasatiempo. Nada vale el cantor que sólo dice una gama, Haced, pues, de señor, y yo seré la dama, Aprieta, avanza, entra y sale con tiento. Yo me moveré con ardiente salto apriesa, Juntos nuestros pies, nuestra boca que se besa: La lengua inquieta entre los dos se irá mojando. Juguemos parados, de lado, por detrás, -No a la italiana- y siempre conversando: A Citerea place esta diversidad".
Un psaume plus romantique, amoureux, romanesque, émotionnel, pudique, moins indécent, plus convenable, moins licencieux est
ensuite retrouvé dans leur mémoire commune :
"Sus labios besan de la miel. Como un sueño Sus besos rozando mi piel - Es tan bello Tu bello estado tu querer - Yo te siento Como un sueñ Como, como un sue-eh-eh-eh-ño Como un sue-eh-eh-eh-ño...".

On s'assied un peu partout sur l'herbe, comme on peut, au petit bonheur la chance, non sans avoir relâché les sangles des selles, permit aux montures de s'abreuver. Retiré le bât de la mule pour la soulager. Accroché chaque longe des licols à l'un des lassos tendu auparavant entre les arbres. Puis, on s'accapare les nombreuses gourdes pour se désaltérer, apaiser sa soif. On fait circuler les calebasses à la ronde, après avoir laissé l'eau fraiche jaillir en long filet, à distance respectable de ses propres lèvres pour éviter de toucher le goulot. On se détend, s'étire, se décontracte, laisse reposer ses muscles raidis par la longue chevauchée à travers les grands herbages à chevaux, les immenses prairies à bovins, les plantations diverses, les petits mornes, verdoyants , les collines doucement arrondies, les vallons et les ravines. La petite troupe se délasse, se repose, la fatigue disparait lentement. La diminution de la tension d'esprit et de l'effort musculaire, envahit peu à peu les randonneurs avec, en résultat un agréable état de repos.
"Como estar junto a tí, amor mío, no hay nada mejor, tú le has dado a mi vida sentido, a mi alma valor, me has enseñado el poder del amor. A tu lado es simple y hermoso vivir, es tan fácil, por fín, ser feliz porque hoy para mí Tú eres en mi vida la fuerza, la inspiración, el valor, la alegría de estar aquí. Tú eres en mi vida, toda mi fe, mi ilusión, mi pasión y es que tú eres mi razón de vivir".

On cherche une place, des affinités, on se rassemble autour du "boucan". C'est le moment choisi où subitement tout le monde croit fermement avoir une faim de loup (Tener un hambre canina). "Malesuada fames" (la faim est mauvaise conseillère), Les glandes salivaires s'excitent et commencent comme par enchantement à accomplir pleinement leur fonction à la vue du barbecue et à l'odeur appétissante qui se dégage de la grillade. “el hambre es mala consejera" (ventre affamé n'a point d'oreilles). La pièce de viande empalée sur un bois pointu au dessus de la braise et qui cuit avec art et beaucoup de technique, sait faire venir l'eau à la bouche (hacérsele a uno la boca agua). "Tarde venientibus ossa" (ceux qui viennent tard à table, ne trouvent plus que les os). Suite aux chants assez scabreux et audacieux psalmodiés par les hommes, un proverbe espagnol vient aussitôt à l'esprit :
"El hombre, la hembra y el hambre"
(L'homme, la femme et la faim).
Ce n'est pas encore la bousculade, mais un peu l'agitation, la hâte, voire la totale incapacité à attendre ! Chacun tend son assiette avec impatience pour obtenir le meilleur morceau de la viande parfumée si savamment grillée.
Il est vrai que tous les estomacs entreprenaient avec vigueur de se manifester sérieusement et à vite descendre dans les talons. Les roches moussues ont tout de suite trouvé leur utilité comme sièges improvisés pour ce banquet campagnard, auprès de convives autant empressés. Les genoux deviennent rapidement des tables. Un peu branlantes certes, mais largement suffisantes pour supporter les assiettes cartonnées stockées auparavant dans les fontes suspendues du bât de la mule.
Les galettes assez dures distribuées tout à l'heure, remplacent avantageusement le pain fantaisie vendu dans les épiceries du "pueblo" (village) traversé tôt ce matin. "A buen hambre no hay pan duro" (A bon goût et faim il n'y a mauvais pain), ou pour une bonne faim, il n'y a pas de pain dur qui tienne ! Après un certain temps de silence dû à la jouissance de goûter et d'apprécier chaque aliment du frugal repas sur l'herbe, les conversations diverses reprennent avec vigueur un peu dans toutes les langues. L'un des convives dit aux autres avec un certain sérieux :
"Avant, mais bien avant tout ce que vous connaissez, c'était le 'Grand Rien' ! Dans ce 'Grand Rien' se tenait le 'Vide', immobile et endormi. Il s'appelait 'Chaos'... A l'intérieur de ce 'Chaos' qui dormait, était enfermé le 'Grand Tout'. Un jour, 'Chaos' se réveilla, se mit en mouvement, se tourna sur lui même de différentes façons, se défripa , se dilata , ondula, grandit, croissa, se développa. Lorsqu'il fut devenu gigantesque et totalement démesuré, vraiment disproportionné, il se répandit, se dilua et se dissolva jusqu'à libérer le 'Grand Tout' en poussant un formidable cri, discordant et aigu, prolongé et furieux, effrayant et atroce, terrible et monstrueux. Ce fut le tout premier hurlement des mondes. Ce fut de cette manière que naquirent les enfants de 'Chaos' . Sa fille ainée la Terre, qu'il appela 'Gaïa'. Puis vint 'Nyx', la Nuit. Son fils 'Eros' suivit pour l' Amour et enfin, 'Erèbe', les Ténèbres, pour protéger les mystères".
Ton récit est original dit l'un des auditeurs,
mais ce n'est ni plus ni moins qu'une histoire de la mythologie grecque. (tu relato es original dicho uno de los auditores, pero solo es ni cuanto mas ni menos, una historia de la mitologia griega)C'est le moment que choisit un des vétérans de l'équipe des vaqueros, celui que ses compagnons nomment "El narrador" (le conteur), pour entamer d'une voix très rauque et particulièrement spécifique, une légende de la mythologie chinoise sur l'histoire d'un cheval ailé, célèbre divinité du vent. Le groupe se fait alors plus attentif, tend l'oreille intrigué, semble soudain oublier sa faim dévorante d'il y a un instant, les machoires mastiquent avec plus de lenteur, beaucoup moins de bruit. L'attention devient perceptible. L'histoire du vieux "El narrador" , "vir bonus, dicendi peritus" (un homme de bien qui sait parler), racontée dans la langue des auditeurs étrangers, est bien sûr, aussitôt traduite en espagnol de manière explicite et la plus consciencieuse possible par le responsable du groupe.
A SUIVRE :

 

 
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