..... Pour un séjour, assez inoubliable en République Dominicaine dans un ranch-écolodge d’élevage de chevaux d’allure destiné aux activités de plein air, raids, excursions, expéditions insolites. Safari photos, promenades équestres avec des chevaux de Paso.

 
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Espera

Dans l'espoir de l'arrivée imminente de tous les autres occupants du ranch, cavaliers d'un jour, d'une opportunité, pour un départ vers un autre horizon, une découverte inhabituelle, une nouvelle aventure, une exploration étrange; le groupe au grand complet de vaqueros accompagnateurs, vaque à droite et à gauche autour des boxes, de la sellerie et du corral afin de bien occuper les derniers instants libres dont il dispose. Les autres invités étrangers, plus matinaux que leurs compagnons de voyage, mais encore ensommeillés et rêvasseurs, suite à la curieuse histoire de tout à l'heure sur la sorcière, déambulent songeurs, autour de l'enclos en admirant les chevaux frémissants. Quant aux employés du ranch, ils s'appliquent à vérifier que chaque chose est à sa place. Que tout est absolument conforme à la sécurité. Que tout a bien été organisé à l'avance, anticipé correctement, envisagé pour ce périple, même l'imprévu ! Le responsable en professionnel, discrètement supervise, vérifie, coordonne, ajuste, s'assure que tout est conforme à la liste réalisée la veille. Les voix masculines continuent en sourdine à débiter des récits chantés, mais d'une manière différente, une qualité sonore dissemblable, mélodieuse, cadencée, plus rythmique. Le thème des textes racontés  avec des voisements retentissants et harmonieux change insensiblement de registre, devient un peu plus libéré, osé. Plus audacieux aussi, plus équivoque, ambigu. Les longues virées galopantes et les chevaux d'allure à l'amble si élégant, sont à présent délaissés au profit d'un sujet qui obsède tout autant ces cavaliers souvent solitaires au caractère si bien trempé, terriblement latins. Avec le temps qui défile lentement en raison de l'attente des autres invités de la ferme équestre, chacun pense maintenant légèrement mélancolique, aux femmes qu'il va laisser derrière lui pour un moment. Et avec intérêt, à celles qu'il va certainement croiser dans pas très longtemps, tout au long des pistes terreuses qui traversent nombre de petits villages éloignés de la cordillère. Le plus âgé du groupe commence alors à fredonner d'une voix rocailleuse de basse pleine de vague à l'âme, un vieux poème sud-américain que tous reprennent aussitôt en chœur. Cela constitue ainsi, une polyphonie très harmonieuse animant le cercle chaleureux inconsciemment regroupé  autour des fabuleux ambleurs :
"Cuerpo de mujer, blancas colinas, muslos blancos, te pareces al mundo en tu actitud de entrega. Mi cuerpo de labriego salvaje te socava y hace saltar el hijo del fondo de la tierra. Fui solo como un túnel. De mí huían los pájaros y en mí la noche entraba su invasión poderosa. Para sobrevivirme te forjé como una arma, como una flecha en mi arco, como una piedra en mi honda. Pero cae la hora de la venganza, y te amo. Cuerpo de piel, de musgo, de leche ávida y firme. ¡ Ah los vasos del pecho ! ¡ Ah los ojos de ausencia ! ¡ Ah las rosas del pubis ! ¡ Ah tu voz lenta y triste ! Cuerpo de mujer mía, persistiré en tu gracia. ¡ Mi sed, mi ansía sin límite, mi camino indeciso ! Oscuros cauces donde la sed eterna sigue, y la fatiga sigue, y el dolor infinito".
Puis tout à coup, comme pour empêcher qu'un spleen sournois n'envahisse l'assistance, un cavalier élèva la voix et entama tranquillement la narration d'un vieux conte qu'il dit être d'inspiration Soufi. Certainement un récit appris jadis par un hôte de passage au ranch :

"Un cavalier supris un jour, un serpent venimeux se glisser dans la bouche d'un homme endormi. S'il laissait l'homme dormir sans rien faire, le serpent mordrait tôt ou tard et tuerait cet homme. Il prit alors la décision de fouetter le dormeur pour qu'il se réveille au plus vite, puis le traîna dans la remise voisine, où il savait se trouver de vieilles pommes pourries en petit tas. En le menaçant avec son fouet, il obligea l'homme qui hurlait de peur, de surprise et de rage, à avaler une grande quantité de ces pommes avariées. Puis, il lui fit boire de larges goulées d'eau saumâtre. Après plusieurs heures de supplice et de souffrances, de larmes et d'insultes envers son tortionnaire, le pauvre type s'écroula sur le sol très mal en point, au bord de l'évanouissement. Il vomit ce que l'autre sadique lui avait fait avaler : pommes gâtées, eau sale de très mauvais goût et enfin, le serpent venimeux. Voyant dans sa vomissure le dangereux animal, le supplicié comprit aussitôt pourquoi cet obscur et brutal cavalier, avait fait tout cela. Alors il s'excusa et lui demanda pardon pour l'avoir insulté en le remercaint chaleureusement pour ce qu'il avait été obligé de faire à son encontre :
Mais pourquoi m'as-tu donc sauvé ? Demanda t-il enfin. - L'inconnu lui répondit : Parce que la connaissance est mère de la responsabilité. - Mais qu'est ce à dire ? - Le cavalier resta silencieux et aida l'homme encore sous le choc à se relever, nettoyer ses vêtements et à se remettre de ses émotions. Toutefois, le rescapé fit remarquer à l'inconnu que si celui-ci l'avait prévenu qu'il avait avalé un serpent, il aurait très certainement accepté de bonne grâce le traitement subit. - Je ne crois pas - Dit son sauveur ! - Et pourquoi ? - Si je t'avais prévenu, jamais tu ne m'aurais cru. Ou la peur t'aurait complètement paralysé. Ou encore, tu aurais pu t'enfuir à toutes jambes. Voire même, tu serais retourné dormir pour chercher l'oubli. - Puis, sur cette réponse sibylline, le mystérieux cavalier enfourcha son cheval et s'eloigna à toute vitesse."


Autour du corral, appuyé sur les barrières de protection de l'enceinte, le choeur masculin des vachers locaux entonnait de plus en plus fréquemment quantité d'hymnes à la gloire de la gent féminine empruntés à de célèbres poètes latino-américains. Chacun s'employant à faire oublier le mieux possible, la fable ésotérique en provenance de l'Islam et à revenir aux jolies jeunesses dominicaines du sexe opposé. On s'esclaffait pour peu de choses, on affabulait sur tout et sur rien. On décrivait des situations inventées, des odeurs merveilleuses plus ou moins mensongères, des parfums totalement imaginaires. les situations de plus en plus scabreuses, hardies, compromettantes, devenaient réalités. La femme est alors créature céleste, déesse, oiseau, fleur, friandise, fées, nymphe, sylphide, gourmandise. Oubliées les histoires de serpent venimeux avalé et de cavalier inconnu :

"Son tus perjúmenes, 
mujer, los que me sulibeyan, los que me sulibeyan, son tus perjúmenes mujer. Tus ojos son de colibrí, ¡ay cómo me aleteyan!, ¡ay cómo me aleteyan!, tus ojos son de colibrí. Son tus perjúmenes, mujer, los que me sulibeyan, los que me sulibeyan, son tus perjúmenes mujer. Tus labios, pétalos en flor, ¡cómo me soripeyan!, ¡cómo me soripeyan!, tus labios, pétalos en flor. Son tus perjúmenes, mujer, los que me sulibeyan, los que me sulibeyan, son tus perjúmenes mujer. Tus pechos, cántaros de miel, ¡cómo reverbereyan!, ¡cómo reverbereyan!, tus pechos cántaros de miel. Son tus perjúmenes, mujer, los que me sulibeyan, los que me sulibeyan, son tus perjúmenes mujer. Tu cuerpo chúcaro, mi bien, ¡ay, cómo me almareya!, ¡ay, cómo me almareya!, tu cuerpo chúcaro, mi bien. Son tus perjúmenes, mujer, los que me sulibeyan, los que me sulibeyan, son tus perjúmenes mujer."
Pris par l'ambiance euphorique des quelques couplets musicaux entonnés, certains hommes à califourchon sur les barrières de l'enclos poussaient l'éloquence juqu'à déclamer des vers de plus en plus audacieux :
"¡Vamos! Yo quiero enhornar en tu horno hermoso; - Pues tengo con qué prender y ahogar la llama, - Quiero acariciarte en lo más hondo del alma, - Y quiero hacerte morir con un buen trozo. - Chiquita, creemos un nuevo pasatiempo. - Nada vale el cantor que sólo dice una gama, - Haced, pues, de señor, y yo seré la dama, - Aprieta, avanza, entra y sale con tiento. - Yo me moveré con ardiente salto apriesa, - Juntos nuestros pies, nuestra boca que se besa: - La lengua inquieta entre los dos se irá mojando. - Juguemos parados, de lado, por detrás, - No a la italiana- y siempre conversando: - A Citerea place esta diversidad".

E
nfin les aventuriers d'un jour, apprentis découvreurs de lieux ignorés, de régions sauvages très éloignées de leurs contrées habituelles connues. Ces amateurs de curiosités, ces hôtes de passage, résidents provisoires de la ferme équestre, locataire de l'écolodge, sont maintenant tous réunis autour du corral, en parfaite cohésion avec la petite équipe accompagnatrice d'hommes originaires d'une longue et très ancienne lignée de conquistadores endurcis, naturellement bons cavaliers et héréditairement explorateurs d'horizons nouveaux, d'espaces libres.
Les "vaqueros" (garçon-vachers, cow-boys), n'ont pas manqué d'applaudir avec gaieté et respect, les nouveaux arrivants pour manifester leur approbation à leur venue et leur estime envers ces inconnus, cavaliers différents, passagers d'un autre continent, d'une autre culture, d'un "autre monde". Les nouveaux venus, un peu intimidés, légèrement nerveux, découvrent enfin leurs montures. Ces fabuleux équidés aux allures si spéciales et très peu connues hors le milieu équestre sud-américain. Ces étrangers, sont aussi un peu gênés de côtoyer d'aussi près, des hommes rudes, quasiment nés sur un cheval. Beaucoup de participants à l'excursion, ne parlent pas parfaitement la langue espagnole et comprennent encore moins les réflexions des dominicains et leurs poèmes hardis ainsi que leurs chansons grivoises. Toutefois, l'alchimie de la sympathie spontanée s'opère aisément entre gens de chevaux. L'amour commun de ce noble animal, rapproche naturellement et très sincèrement les passionnés d'un même sujet aussi fabuleux. Chacun trouve ses propres marques. Maintenant, on ose demander des explications quant à la monte. Ce que l'on doit faire pour suggérer l'allure à son Paso Criollo, la manière de tenir ses rênes. L'attitude la meilleure à prendre pour le faire stopper ou le faire avancer. Ce qu'il faut lui ordonner, ou le comportement à adopter une fois en selle, pour obtenir de sa monture le meilleur amble qui soit. Le plus confortable pour le cheval et son cavalier. Chacun a bien entendu observé que la merveilleuse monture pouvait aller à différentes allures tout aussi rapides et agréables les unes que les autres, encore fallait il savoir comment s'y prendre et comment se tenir en selle de la meilleur façon pour se faire écouter par sa monture. Les questions fusent de toutes parts très rapidement, aussitôt traduite avec application et aptitude par le chef du groupe des "vaqueros". On s'interroge pour savoir si les techniques équestres sont les mêmes ici que chez eux, "qu'ailleurs", dans les autres pays éloignés de cette île. Heureusement assez vite, chacun sait de suite de quoi il parle ! Le langage semble universel dès qu'il s'agit d'équitation et des procédés pour monter un cheval, même si ce dernier est un fantastique ambleur. Huit heures maintenant ! C'est le départ pour nulle part ailleurs. Peut-être "Las Coloradas" vers l'occident ou "Los Husos" plus au sud, toujours plus haut , plus loin dans les contreforts de la cordillère. Là où naissent une multitude de ruisseaux et de rivières que l'on devra obligatoirement traverser à gué. Le groupe est joyeux, moqueur, tous sont maintenant décontractés, taquins, ironiques. Les nouveaux venus s'appliquent à retrouver leur anciennes sensations de cavaliers confirmés. Ils prennent la mesure de leurs montures. Apprécient cette fameuse allure, toute nouvelle pour eux, que l'on appelle communément le "Paso". Les autres, les accompagnateurs quant à eux aguerris, constatent les capacités équestres des premiers et surveillent avec attention le comportement des chevaux. Alors, rassuré sur l'ambiance détendue et l'aspect calme affiché par tous les cavaliers de la chevauchée, celui qui est en tête de la colonne reprend plaisantin et une fois de plus, avec beaucoup de malice dans la voix pour ses vieux compagnons de route et peut-être aussi un peu pour les autres :
"Yo soy presa de su amor, de su ritmo, su calor - Su bachata tiene una hipnosis - Me refiero a su querer - Que perfume de su piel - Soy completa cuando estoy con él - No me atrevo ni a pensar - Un día me faltará - El es mi otra mitad - En mi realidad - El es parte de mi ser y él es mi rayo de luz - El le da el tuno a mi canción, oh-oo-oh Su melodia soy yo - A mi vida le pone calor y real es lo que siento como un sueño – Oh eh, oh eh, oh eh oh, oh ah – Oh eh, oh eh, oh eh oh, oh eh oh eh,oh ah........."
La piste serpente à travers champs et prairies parmi d'innombrables et gigantesques palmiers royaux fièrement dressés comme à la parade les uns à côté des autres, bien alignés. Le sentier s'achemine tant bien que mal, le long de ravines profondes où coule rebondissante, une eau limpide et intrépide traversant de petites plantations isolées de caféiers d'aspect sauvage. La petite colonne, bien rassemblée sur la sente tortueuse est assez peu étirée, malgré les très nombreux arrêts pour réaliser la traditionnelle "pose photo", pénètre maintenant de part en part avec beaucoup de précautions, de nombreuses cacaotières, remarquables plantations de cacaoyers nichées dans les profondes vallées de cette île mythique. Ce jardin de l' Eden aux terres à la richesses insondable, où l'on racontait jadis, qu'un métal précieux d'un jaune brillant se trouvait en telle abondance, qu'il coulait de toutes les rivières...
"Auri sacra fames !" (Exécrable soif de l'or!).  Etendue tropicale, île splendide, secrète et surprenante de biodiversité au milieu de l'océan.

 

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